Aujourd'hui, un compte rendu de Miguel MANUCCI sur une épreuve trés difficile de cyclotourisme ; On peut y voir que Miguel n'est pas qu'un bon coureur ; il est aussi bon cycliste ........et bon
narrateur !!!!!!
Je l’ai fait :
Les hautes alpes, c’est le jour « j », le jour que je prépare depuis pas moins de 6 mois… Il ne fallait plus s’interroger lors du réveil, à 6 heures ce
samedi 7 juillet.
A l’Alpes d’Huez, je partageais ce jour là un appartement de location avec trois amis cyclistes. Son confort nous importait peu car nous étions là pour participer à
la course cyclo la plus connue Europe pour sa beauté et sa difficulté.
Un petit déjeuner à base de sucres lents…ou plutôt « longs » enfin, disons, appropriés pour un bon tour de vélo car faire
« la Marmotte » (c’est ainsi que la course se nomme), c’est enquiller 4 cols mythiques : Glandon, 1924 mètres, Télégraphe: 1566 mètres, Galibier: 2645 mètres, et terminer par l'Alpe
d’huez, ses 13 kilomètres et ses 21 virages! Au total près de 5000 mètres de dénivellation pour 174 kilomètres.

Nous quittions l’appartement à 7h00 pour se rendre sur la
ligne de départ située juste un peu plus bas, à Bourg d’Oisan (1000m !). Inutile de vous présiser qu’il faisait un peu « frais » enfin disons « bon » !
Des départs en trois vagues espacées de trente minutes, bonne idée, cela met moins de pression à tout le monde et permet au flux de s'écouler plus
normalement. Et puis, ce "retard" au départ n'a pas bien d'importance, 2000 par vagues, on imagine assez facilement que personne n'a été véritablement gêné alors qu'il ou elle pouvait prétendre à
faire un temps. Nous étions acclamés par un public composé de locaux qui, comme chaque année sont en admiration mais aussi ceux qui ont fait tous ces
kilomètres pour encourager leur(s) ami(s). Le bruit de toutes ces mécaniques en action me prenait les tripes !
L’aube est magnifique, l’air est d’une rare pureté nous nous élançons… du plat et du vallonné sur moins de 10 kilomètres, un petite pente et là : où est la
route ? Elle était devant nous, cela ressemblait plutôt à un mur ! L’aventure commençait…
Une super ambiance attisée par 6200 coureurs. C'est la cyclo est la plus internationale de l'année. En effet, ce sont 1700 Hollandais, 950
Belges, 550 Anglais (un record), 200 Italiens, et "seulement" 1200 Français, qui ont pris part à ce défi que, coûte que coûte, chacun, chacune, veut relever. Quand on voit un tel "chantier" on se
dit que l'être humain est capable de faire beaucoup, au delà de ce qui est permis, il suffit simplement de le mettre en condition.
Les cyclosportives, c'est comme les marathons, c'est un défi contre soi-même. Les meilleurs sont devant, font leur course, et derrière, c'est chacun
qui se bat avec lui-même avec son objectif : moins de huit, de neuf, de dix ou de onze heures, ou tout simplement finir et obtenir la médaille. Pouvoir se dire, "je l'ai fait", certes en 10
heures et 16 minutes mais « je l’ai fait » !
Miguel
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