Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
LES FOULEES ROQUEBRUNOISES

Articles avec #historique tag

* * * ADIEU LARRY JAMES * * *

8 Novembre 2008 , Rédigé par Philippe Publié dans #historique

Larry James, qui avait lourdement payé son engagement au bénéfice de  la lutte pour les droits civiques aux Etats Unis, médaillé d'or et d'argent aux Jeux Olympiques de Mexico est décédé d'un cancer à l'age de 61 ans.

Il s'est éteint avant hier, juste au lendemain de l'élection de Barack OBAMA ..... tout un symbole !!!!


Lire la suite

* * * L’épreuve la plus farfelue de l’histoire des JO : retour sur le marathon des Jeux de Saint-Louis en 1904 * * *

22 Septembre 2008 , Rédigé par Philippe Publié dans #historique





Lu sur ; www.marathons.fr

Bonjour, je m’appelle Albert Corey et peu d’entre vous connaissent mon nom… Même moi parfois je m’y perds, mon passé est flou, mon avenir quasi inconnu et pourtant la performance athlétique que j’ai réalisée lors des jeux Olympiques de Saint-Louis en 1904 est unique car elle a permis à la France de détenir un record olympique qui ne sera plus jamais battu jusqu’à la nuit des temps, mais nous en reparlerons à la fin de mon récit… Je vous avoue qu’à ce moment-là, je ne me sentais plus tout à fait Français et pas encore complètement Américain car j’allais être naturalisé quelques mois plus tard. Mais reprenons depuis le début afin que vous soyez avec moi les témoins de cette incroyable épreuve dont j’ai été l’un des principaux protagonistes.

Je suis arrivé sur le continent américain dès 1903, décidé à émigrer pour chercher fortune et tenter à mon tour ce rêve que l’on nous promettait dans un pays où tout était à construire et où l’avenir appartenait aux audacieux. De ce côté-là, pas de souci, car je suis un coureur de longue distance : un marathonien ! Je me suis inscrit dans le club du « Chicago Athletic Association » afin d’assouvir ma passion et de préparer les jeux Olympiques auxquels je me suis engagé à titre individuel. Eh oui, pour ces Jeux de Saint-Louis en 1904, ni la France ni la Grande-Bretagne n’ont envoyé de délégations, le voyage était beaucoup trop long (onze jours de bateau et quarante heures de chemin de fer…) et surtout trop cher ! Ces Jeux de Saint-Louis, quelles drôles d’épreuves ! Etalés sur cinq mois et couplés avec une Exposition destinée à commémorer le centenaire de l’achat de la Louisiane à la France * (1), les Jeux étaient initialement prévus à Chicago * (2), mais un groupe d’industriels fit pression (déjà !) pour les déplacer à Saint-Louis et les organiser en même temps que cette Exposition.

Une fois arrivés à Saint-Louis, vous n’avez qu’une envie : en repartir ! En effet, la ville comptait 600000 habitants, perdue au milieu des champs de coton, longeant le Mississippi, une chaleur étouffante nous écrasait tout au long de notre séjour, et la mentalité qui régnait ici était malsaine, je dirai même plus, nauséabonde… Cette région conservait encore les séquelles de la Guerre de Sécession et nous sentions bien qu’il y avait pour les Américains les Blancs et les autres… Ils ont d’ailleurs organisé en même temps que nos épreuves d’ignobles « Anthropological Days », c’est-à-dire des compétitions réservées à ceux qu’ils considéraient comme des sous-hommes ! Ils avaient parqué là des Ainus du Japon, des Indiens Yehuelche de Patagonie, des Pygmées d’Afrique centrale et des Philippins, ainsi que de nombreuses tribus indiennes d’Amérique du Nord… Ils ont même exhibé le légendaire chef Géronimo comme une bête curieuse ! Sur ce coup-là, j’étais encore fier d’être Français et notre guide à nous autres athlètes Pierre de Coubertin avait déclaré : « Cette mascarade outrageante se dépouillera naturellement de ses oripeaux lorsque ces Noirs, ces Rouges, ces Jaunes apprendront à courir, à sauter et à lancer et laisseront les Blancs derrière eux… ». Ah merci Monsieur le baron d’avoir fait alors entendre la voix de la France !

Mais trêve de digressions, je suis là pour vous conter ma course et rentrons maintenant dans les détails ! Nous voici réunis au départ de l’épreuve du marathon ce mardi 30 août 1904 à 15 heures et la chaleur dépasse les 30 degrés à l’ombre avec un taux d’humidité de 90 % ! Nous sommes trente-deux partants dont dix Grecs qui veulent venger leur honneur perdu suite au sacre du Luxembourgeois Michel Théato à Paris en 1900, succédant ainsi au Dieu vivant Spiridon Louys, vainqueur du premier marathon des Jeux modernes chez lui à Athènes en 1896 ! Avec eux, il n’y a presque que des Américains, mais vous le savez, je suis un combatif et je suis décidé à vendre chèrement ma peau… La curiosité, ce sont les deux Sud-Africains, Len Tau et Jan Mashiani, magnifiques athlètes de couleur, qui ont provisoirement abandonné un tournage où ils jouaient les figurants pour participer à notre épreuve. Et Félix ! Le Cubain Félix Carvajal : un phénomène celui-là ! Imaginez un petit bonhomme d’1,52 m, postier de son état chez lui à La Havane, et qui s’entraînait lors de ses tournées chaque jour… Et quelle ingéniosité ! Pour financer son voyage à Saint-Louis, il a organisé une quête, mais, manque de bol, en arrivant tout heureux à la Nouvelle-Orléans, il joue aux dés et perd sa petite fortune !

Bon l’essentiel est qu’il soit présent au départ, mais dans quel état ! Il se présente sur la ligne en chemise de nuit avec un pantalon et des chaussures de ville à gros talons… Le temps que des âmes charitables lui découpe son pantalon aux genoux, nous sommes déjà partis et notre Félix qui va trottiner à son rythme, haranguant la foule, en « faisant le spectacle » comme l’on aurait dit plus tard. Les choses sérieuses ont commencé : 40 kilomètres de routes défoncées avec de nombreuses collines et bien sûr pas de ravitaillement de prévu, seul un puits à mi-parcours si le cœur nous en dit… Le groupe de tête comprend les Américains Sam Mellor, Arthur Newton et Fred Lorz. Moi, j’ai décidé de faire ma course sans m’affoler, en comptant sur les défaillances qui ne vont pas manquer de survenir dans un tel contexte. Je chemine avec un autre Américain, Thomas Hicks, qui est né en Angleterre avant d’émigrer lui aussi et de terminer second du marathon de Boston quelques mois plus tôt ce qui lui a valu sa sélection pour les Jeux. Son style est sobre et économe, m’est avis que ce mec sera à surveiller de près ! Et Félix qui nous rejoint, quelle dégaine ! Et il s’arrête de temps en temps pour piquer une pomme sur un arbre et croquer des fruits verts, attention Félix ne bouffe pas n’importe quoi ! Mais bon, lui s’en fout et continue son exhibition…

Devant, le calvaire continue et les trois Ricains sont partis forts. Ne pas s’affoler, ne pas trop accélérer, tel est mon leitmotiv, cool mec respecte ton plan de course et advienne que pourra… J’ai vraiment chaud, l’air devient irrespirable avec toute cette poussière soulevée par les voitures qui suivent la course, si cela continue on ne terminera pas ce marathon maudit ! Nous sommes maintenant à mi-course. Ah nous entendons une clameur derrière nous, les Sud-Afs sont là, ils rappliquent dare-dare, mais putain que se passe-t-il ? Il y a truc qui les poursuit ! Un chien enragé ! Mais ils partent sur un mauvais chemin, les gars : le parcours c’est de l’autre côté ! Trop tard ils sont partis dans un petit bosquet… On ne les reverra plus d’ici l’arrivée et j’ai appris ensuite qu’ils ont fait un détour de plus de 3 kilomètres pour échapper au molosse ! Mais nous continuons avec Hicks et Félix et bientôt nous avons en ligne de mire les Ricains : je le savais, ils sont partis trop forts ! Ah, il y a Mellor qui coince méchamment, nous le reprenons, il est cuit… Et puis Newton est repris aussi, reste Lorz qui n’a plus belle allure, mais il s’arrête, ce sont des crampes, il ne peut plus faire un pas ! Désolé mon pote, mais la course continue pour nous… Et ce sournois de Hicks qui démarre, je ne peux plus suivre son rythme, il va se cramer ou alors il est vraiment au-dessus du lot !

Pas d’affolement il reste qui avec moi : Félix ? Il est où celui-là ? Oh merde il est sur le bord de la route en train de « payer » tous les fruits vers qu’il a bouffé tout au long du parcours, on lui avait pourtant dit de ne pas se goinfrer ! Tant pis, je suis maintenant tout seul avec ce faux Anglais de Hicks en ligne de mire ; derrière, Félix et Newton vont terminer comme ils pourront et, après le désert, ou plutôt une tempête de sable… Quel est l’imbécile qui a autorisé les véhicules à suivre la course sur une telle piste ? Nous avons ce jour-là évité le drame de peu. En effet, le coureur de San Francisco William Garcia a été frappé d’hémorragie stomacale pour avoir ingurgité trop de poussière ! Il a été ramassé par un automobiliste suiveur qui par chance transportait à son bord le Dr Elbrecht, et le pauvre Garcia fut sauvé in extremis de la mort en arrivant à l’hôpital… Allez mon brave Albert accroche-toi, il reste un bon quart de la course et cela va se jouer entre Hicks et toi… Et il est en train de tituber ! Mais qu’est-ce qu’ils foutent devant : il y a deux suiveurs qui soutiennent Thomas Hicks par les aisselles ! Oh les mecs vous trichez là ! Et en plus ils lui font boire un truc : du brandy ! accompagné d’un blanc d’œuf… Et la seringue nom de Dieu, ils l’ont piqué, une injection de strychnine ! Et le voilà qui repart en détalant comme un lapin ! C’est quoi ce truc, un règlement américain ?

Je continue ou non ? Allons-y pour la gloriole puisque la course semble faussée d’avance… Eh ben, je vais quand même finir deuxième car derrière, j’ai fait le trou. Encore 3 kilomètres, et il est là, Hicks est juste là en haut de la dernière colline, il est cramé le mec, et les revoilà les deux apprentis sorciers avec leur seringue pourrie, ils lui font une autre injection ! C’est quoi ce traquenard ? Il va gagner, forcément qu’il va gagner chez lui avec ce qu’ils lui ont administré ! Bon et on pénètre dans le « Francis Field », le stade où se juge l’arrivée, il va savourer ce tricheur de Hicks… Oh merde ! C’est quoi encore ce délire… Il y a déjà un gugusse sur le podium avec la médaille d’or autour du cou et la fille du président Roosevelt qui le félicite… J’ai des hallucinations, pourtant je sens encore mes pieds sur la piste et Hicks qui franchit la ligne à la ramasse et s’écroule illico derrière ! Et le mec sur le podium c’est Fred Lorz ! Je ne rêve pas, on l’avait laissé allongé au bord de la route 15 kilomètres en arrière. Faudra que l’on m’explique ce tour de magie ! Après la seringue folle, le fantôme du podium, ce Lorz c’est Houdini réincarné… Et moi dans tout cela je finis à quelle place ? Derrière, je vois Newton et Félix qui arrivent, mon temps est de 3 heures 34 minutes et 52 secondes, vu les conditions pas folichon mais qu’importe !

Un officiel me rapproche du podium et je vois que le photographe est en train de briser en mille morceaux la plaque de verre de son appareil sur laquelle il avait immortalisé la médaille du « coureur invisible »… C’est la confusion la plus totale, le pauvre Hicks est transporté dans le vestiaire sans connaissance par quatre médecins qui vont tenter de le ranimer, pas étonnant vu ce qu’il a pris ! On m’a dit après qu’il était rentré chez lui en trolleybus quasi en somnambule ! Et pourtant il est champion olympique, c’est confirmé ! Incroyable ! Fred Lorz était bien raide quand on l’a dépassé et le gugusse il n’a rien trouvé de mieux à faire que de monter dans une voiture pour terminer la course, ils l’ont déposé à une encablure du stade et il a tranquillement fini le parcours au petit trot sous les acclamations du public, c’est écœurant un tel comportement, indigne d’un gentleman !

J’imagine que le baron De Coubertin doit fulminer dans son coin, aucun respect ces Américains : un qui se shoote, l’autre qui fait la course en bagnole… Du coup les amis je suis second, et oui médaille d’argent, moi l’illustre inconnu expatrié ! Et vous savez, mine de rien, que cette médaille est historique pour la France : en effet, grâce à ma breloque de seul Français engagé à ces Jeux, eh bien la France sera la seule nation au monde à avoir obtenu au moins une médaille à chacune des olympiades des Jeux modernes, soit depuis 1896… On dit merci qui ? Avouez les amis qu’elle est incroyable mon histoire, non ? * (3)

*(1) En effet, la Louisiane fut vendue par Napoléon Bonaparte aux Américains en 1803 pour 15 millions de dollars.
* (2) Le CIO avait désigné Chicago comme ville hôte des Jeux de 1904 lors de sa session à Paris en 1901.
* (3) Pour la petite histoire, Fred Lorz qui avait été suspendu à vie suite à sa tricherie, sera réhabilité en partie grâce à la sympathie dont il jouissait parmi ses concurrents et il courra à nouveau l’année suivante en s’imposant « à la régulière » au marathon de Boston ! Thomas Hicks lui devint champion du monde de Marathon puis arrêta sa carrière sportive pour devenir clown dans un cirque ! Quant à Albert Corey, héros de notre histoire, il disparut de la circulation et je n’ai retrouvé nulle trace de la suite de son destin …

* Par Mad Martigan

Lire la suite

* * * REMEMBER ; COLETTE BESSON * * *

28 Juillet 2008 , Rédigé par Philippe Publié dans #historique






Le grand public redécouvre, découvre le plus souvent, Colette Besson dans les années 90, lorsque Marie-José Pérec règne sur le 400 mètres, que Colette remporta aux J.O. de Mexico en 1968, en une époque de professionnalisme balbutiant, où l’athlétisme français brillait rarement, où les rencontres internationales étaient peu fréquentes, un autre temps, celui où les pistes étaient cendrées, les intérêts financiers faibles, et où les athlètes connaissaient davantage de variations dans leur performance, et ressemblaient en fait à de simples êtres humains: «À l’époque, on gagnait, c’était merveilleux, on perdait, ce n’était pas dramatique.», avoua Colette.

Elle apparait alors sur les plateaux de télévision, et il y a quelques choses de lumineux, un sourire, une esthétique étrange, de ses gens qui marquent, qui choisissent leur destinée, sur qui le temps ne semble pas avoir de prise, que l’on n’imagine pas s’en allé, une idée de la grâce probablement, son incarnation ou son reflet Colette, à minima.

Colette, entre le mythe et l’histoire de France, entre la tète brulée, et l’héroïne nationale, à filer la chaire de poule au plus cartésien des théoriciens de la course à pieds. En conflit avec la Fédération Française d’Athlétisme, elle et son entraineur, Yves Durant Saint-Omer, on été privés de Championnats d’Europe en Hongrie, en 1966. Humiliation, bêtise, injustice, ou genèse d’une victoire future peut-être... Antoine Blondin, fou de rage et d’amour écrira dans L’Équipe: «Quand on empêchait Cendrillon d’aller au bal, il se trouvait un président charmant pour changer une citrouille en caravelle et lui passer des chaussures à pointes sur le coup de minuit.» Mais elle n’a que vingt ans, et les Jeux sont dans deux ans.

Colette, c’est d’abord et avant tout un moment, une date, un lieu, un chiffre, et le comment de tout ca surtout. 16 Octobre 1968 au Stade Aztèque de Mexico, Colette remporte l’or du 400 mètres, en 52 secondes, en direct, pour la première fois à la télévision.

L’histoire commence en Mai 68, les collèges et lycées sont fermés, et Mlle Besson, professeure d’éducation physique de son état, fait sa révolution également, s’oppose aux entraineurs fédéraux qu’elle juge sans doute avec raison incompétents avec leurs méthodes militaire; fait son sac, part en altitude s’entrainer à Fond-Romeu, et dort dans sa tente, pendant 4 mois et demi. Il y a toujours quelque-chose d’étrange à évoquer cela, cette réalité incroyable, tournant à la mythologie, est pourtant, bien réelle, jamais démentie en tout cas.

Colette Besson séjourne au camping municipal de Font-Romeu, durant 4 mois et demi pour préparer les J.O de Mexico, situé à 2245 mètres d’altitude. Elle comprend avant les autres, sans les résultats de la recherche scientifique, la difficulté de la performance à ces hauteurs là, la nécessité d’acclimater le corps et le cerveau, avec son entraineur, l’austère Yves Durand Saint-Omer. Elle justifiera sa victoire d’ailleurs, par ce long entrainement solitaire: «Les autres ont craqué, elles manquaient d’air.»

Et puis, il y a cette fameuse course, évidemment, le 16 Octobre 1968, au Stade Aztèque de Mexico. Colette possède la 23ème performance de la saison, avant le début des Jeux, mais elle est parvenue facilement en finale, dans un relatif anonymat. Son entraineur croit en elle, elle un peu moins, elle ne veut pas finir dernière. La caractéristique de cette course circulaire, ce tour de stade de 400 mètres, où huit concurrents se trouve décalés, et devront courir «de travers» pendant 300 mètres, est, qu’il est difficile de se faire une idée des positions des concurrents, avant la dernière ligne droite, que Colette va aborder en cinquième position, très loin...

Ici, on entre dans un autre domaine, celui ou les mots sont vains, quelque-part entre l’accomplissement d’un être, la légende populaire, un cri de révolte, une chevelure noire qui vole, la victoire de la femme, incarnée par sa plus belle représentante, une page d’histoire, tout ca et un peu plus Colette, difficile à évoquer, cette dernière ligne droite à vrai dire, en noir et blanc et en mondovision, que seuls les anciens ont vus.

Un peu comme ces histoires à la veillée, que l’on racontait dans les campagnes, cette ligne droite, que certains narrent parfois encore des sanglots dans la voie. Le 400 mètres est une des courses les plus éprouvantes, on appel cela du sprint long, pas loin du demi-fond en fait, une course très dure, qui fait mal à l’organisme, une sensation d’étouffement, où l’athlète doit tenir, et termine souvent les bras en croix. Et Colette tient son rythme, alors que les autres semblent fléchir, les spectateurs se lèvent, car elle est quatrième maintenant, puis troisième, seconde enfin, il reste quelques mètres, et Lilian Board, la favorite raconte: «J’entendais mon souffle et mes foulées, puis, petit à petit, son souffle et ses foulées. Je priais pour que la course ne soit pas trop longue. Et, pour la première fois de ma carrière, j’ai entendu la foule hurler, je vis la vidéo, elle m’avait passée.» C’est plus ou moins comme ca que ca a du se passer cette histoire, cette fameuse dernière ligne droite. 51’’97, arrondi en 52 secondes, comme l’avait prévu Yves Durant Saint-Omer, deux ans auparavant.

Ensuite les larmes, la Marseillaise avec le drapeau français, et les larmes encore. Une rencontre avec le général de Gaulle, qui décore Cendrillon, pour service rendu à la nation, faute de pouvoir l’anoblir. Marianne honore sublimement sa République en ces temps où elle perd le plus souvent, de là á penser quarante ans plus tard que Colette a été l’avenir de l’homme...

«La petite fiancé de la France», redeviendra prof de sport, arrêtera la compétition en 1977, puis, entrainera certaines équipes de France, celle du Togo, puis en Martinique, à Tahiti ou à la Réunion. Elle occupera enfin des fonctions officielles, dans la lutte anti-dopage, soutiendra la candidature de Paris pour les Jeux de 2012, qui échouera d’un rien en Juillet 2005. Un mois plus tard, elle est partie, à la suite d’une longue maladie, comme on dit en ces occasions, au milieu de l’été. Jean Galfione, retraité le jour même, apprenant la nouvelle et plus tellement lucide, tint ces propos: «J’ai toujours connu Colette avec un sourire jusqu’aux oreilles.»


Lien










Lire la suite

* * * Alberto Salazar, marathonien de l'extrème * * *

25 Mai 2008 , Rédigé par Philippe Publié dans #historique

Il existe des coureurs qui marquent les esprits. Alberto Salazar, ancien marathonien cubain, naturalisé américain, aujourd'hui âgé de 44 ans, fait parti de ces coureurs atypiques.

Marathonien de haut niveau de 1979 à 1984, Alberto Salazar a détenu le record du monde de marathon de 1981 à 1984 en 2h08'13". Du haut de ses 1,81 m pour 64 kg, Salazar a remporté le marathon de New York en 1980, 1981, 1982.

Mais ce qui caractérisa Salazar, c'est d'abord et avant tout son caractère: athlète volontaire et orgueilleux, il voulait être le plus fort dans toutes les disciplines de la course à pied: piste, cross, marathon. Il amenait son propre corps aux limites du supportable: ainsi il perdit plus de 5 kg d'eau au cours d'un marathon couru en 2h15, soit 8% de son poids de corps... Largement de quoi provoquer une déshydratation profonde, un coma, un choc hypovolémique voire une crise cardiaque !!

On raconte que pour préparer le marathon des Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984, ville très polluée, il courrait dans son garage sur tapis roulant, avec le moteur de sa voiture en marche afin de s'habituer à la pollution !! Grand Favori des J.O, il s'écroula: diagnostic, surentraînement.

Puis il stoppa sa carrière en 1985 car affecté par des blessures multiples au genou et au tendon d'Achille. Mis au repos forcé par un corps et un mental qui l'abandonnent, Salazar connut alors une très grande période de dépression et de fatigue latente dûe à des années de surentraînement en pleine chaleur et dans des conditions particulières...

«Durant des années, j'étais si épuisé que je m'endormais au bureau. Je n'avais plus aucune énergie. Un simple footing m'anéantissait.» affirmait-il au début des années 90. Puis, est venu le temps de la ressurection sportive pour Salazar avec le lancement du... Prozac. « On me l'a conseillé et en trois jours je me suis senti mieux. » Peu après, il remporta en Afrique du Sud le marathon Comrades, la course la plus dure au monde, et aujourd'hui, bat tous les records nationaux vétérans aux USA...

 
Lire la suite

* * * COURIR POUR LA PAIX * * *

4 Mars 2008 , Rédigé par Philippe Publié dans #historique

Un interminable jogging pour la paix dans le monde

Un réfugié politique iranien vient de terminer son jogging : pendant six mois, Reza Baluchi a couru chaque jour sans discontinuer, un exploit réalisé pour promouvoir la paix dans le monde et qui lui aura fait parcourir 17701 km sur les routes américaines.

De retour  à New York, son point de départ, il attendait désormais que le Guinness World Records homologue son record, celui de la plus longue course en solo tout autour du périmètre des Etats-Unis. Agé de 36 ans, cet ancien membre de l’équipe cycliste iranienne aujourd’hui mécanicien dans le Colorado avait quitté son pays d’origine il y a une dizaine d’années et obtenu l’asile politique aux Etats-Unis il y a cinq ans.

Reza Baluchi a couru 80 km par jour depuis la Fête des pères le 17 juin dernier, hommage à son père, décédé en 2006. Sponsorisé par la communauté iranienne des Etats-Unis, il a dédié son exploit à la paix dans le monde. "Je veux que les gens sachent que les Iraniens veulent la paix. Nous sommes un peuple pacifique", a-t-il déclaré. Le précédent record enregistré par Guinness en 1983 était de 17071 km parcourus en 280 jours, soit environ neuf mois. Son détenteur était Robert Sweetgall, qui lui était parti de Washington.

Run With Reza
Toutes les videos de son parcours, c’est ICI
Plus d'infos sur ; www.marathon.fr
Lire la suite

* * * 10 ANS DEJA !!! * * *

16 Janvier 2008 , Rédigé par Philippe Publié dans #historique

Il y a bientot 10 ans, les foulées faisaient déjà parler d'elles.

Vous devriez reconnaitre sans mal les coureurs de cette époque car ils sont toujours présents sur les pistes !!!!

Dans 10ans j'espére que l'on repassera les photos d'aujourd'hui avec le même sourire.

Lire la suite

Un peu de culture athlétique... Le 200 m

29 Décembre 2007 , Rédigé par Philippe Publié dans #historique

Et le 200 mètres fut…
Le 200 mètres n’est pas sans rappeler ce que les Grecs anciens nommaient le « Stadion », ce qui, littéralement, peut-être traduit par « longueur du stade ».
Aux Etats-Unis, avant 1960, le 200 mètres était couru en ligne droite. Le 200 mètres « avec virage » était une spécialité européenne que l’on retrouvait également à l’occasion des Jeux Olympiques. Dès 1958, date des premiers records, il a été décidé de courir le 200 mètres sur une piste de 400 m ce qui incluait, de fait, une courbure obligatoire.

Figures historiques
Le premier homme à descendre sous les 22 secondes fût l’Américain Luther Cary (21’’8) en 1891. Il fallut attendre 1968 et la performance d’un autre Américain, Tommie Smith (19’’83), pour franchir un nouveau pallier. Sur 200 mètres c’est à un Italien, Pietro Mennea, que revient le record de longévité, son chrono de 19’’72 inscrit en 1979 ayant été la référence pendant 16 longues années. L'italien est d'ailleurs toujours recordman d'Europe.
Deux hommes se seront, plus que les autres, démarqués dans cette discipline à l’occasion des Championnats du monde : les Américains Calvin Smith (1983/1987) et Michael Johnson (1991/1995). Ce dernier est d’ailleurs entré dans l’Histoire lors des Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996 où il s’est illustré brillamment sur 200 m et 400 m en inscrivant, de surcroît, la plus grosse marge enregistrée depuis
Jesse Owens aux Olympiades de 1936.

Plus d'infos sur ; http://athletistres.over-blog.com/10-categorie-73162.html

Lire la suite